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Cameroun : 5,68 milliards FCFA pour trois fermes porcines à Kouden, Bali et Kaélé

Un projet pour renforcer la production locale de viande porcine, soutenir l’import-substitution et améliorer l’offre en protéines animales.

Le Cameroun veut donner un nouvel élan à sa filière porcine. Par le décret n°2026/171 du 4 mai 2026, le président de la République a habilité le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire à signer, avec la Deutsche Bank d’Espagne, une combinaison de prêts destinée à financer la construction, l’équipement et la mise en service de trois fermes porcines à Kouden, Bali et Kaélé.

Le financement prévu comprend un crédit acheteur de 7,814 millions d’euros, soit environ 5,126 milliards FCFA, et un crédit commercial de 845 373,91 euros, soit environ 554,565 millions FCFA. Au total, l’enveloppe autorisée s’élève à environ 5,68 milliards FCFA.

Ce projet s’inscrit dans les priorités de la SND30, qui mise notamment sur l’accroissement de la production dans l’élevage à cycle court, dont le porc, la volaille, les petits ruminants et le lapin. La stratégie prévoit aussi la structuration des circuits de distribution, la mise en place d’infrastructures d’abattage et de conservation, ainsi que le renforcement des services vétérinaires pour réduire l’impact des maladies animales et protéger les consommateurs.

Pour les populations, l’enjeu est concret : produire plus localement, rendre la viande porcine plus disponible, créer des emplois autour de l’élevage, de l’alimentation animale, du transport, de la transformation et de la commercialisation. Dans un contexte où le Cameroun cherche à réduire sa dépendance vis-à-vis des importations, le développement de fermes modernes peut contribuer à renforcer la souveraineté alimentaire et à soutenir l’économie rurale.

Mais la réussite du projet ne dépendra pas seulement des bâtiments ou des équipements. Elle reposera aussi sur la qualité de la gestion sanitaire. La filière porcine reste exposée à des risques majeurs, notamment les maladies animales, les mauvaises pratiques d’élevage, les insuffisances en biosécurité, la gestion des déchets et les conditions d’abattage ou de transformation.

Pour AfricaVET, ces fermes devront donc être pensées comme des unités modernes, mais aussi comme des modèles de biosécurité, de santé animale, de traçabilité et de santé publique vétérinaire. Des animaux bien suivis, des élevages bien encadrés et des produits mieux contrôlés sont essentiels pour protéger à la fois les éleveurs, les consommateurs et toute la chaîne de valeur.

Le Programme de développement des productions et industries animales du MINEPIA place d’ailleurs l’amélioration de la productivité de la filière porcine parmi ses actions spécifiques, avec pour objectif l’accroissement de la production de viande porcine. Il rappelle également que l’élevage est un levier de sécurité alimentaire, de revenus ruraux, de création de richesses et d’emplois.

À Kouden, Bali et Kaélé, ce projet est donc attendu comme un investissement structurant. Son impact réel se mesurera dans les élevages, sur les marchés et dans les assiettes : plus de production locale, plus d’emplois, plus de sécurité sanitaire et une meilleure organisation de la filière porcine camerounaise.

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Simon Yaya