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Cameroun : un centre de semence bovine à Ngaoundéré pour moderniser l’élevage

Le Cameroun prévoit la construction, l’équipement et la mise en service d’un centre de production de semence bovine à Ngaoundéré, avec trois centres relais à Lougguéré, Dogba et Jakiri. Le projet vise à renforcer l’amélioration génétique, la productivité du cheptel et la modernisation de la filière bovine.

Au Cameroun, l’élevage bovin reste un pilier essentiel pour de nombreuses familles rurales. Il fournit des revenus, de la viande, du lait, de l’emploi et soutient les marchés locaux. Mais pour mieux répondre à la demande nationale et améliorer les performances des troupeaux, le pays doit aussi investir dans la génétique, la reproduction, la santé animale et l’encadrement technique des éleveurs.

C’est dans cette perspective que le président de la République a signé le décret n°2026/173 du 4 mai 2026, habilitant le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire à signer avec Deutsche Bank d’Espagne une combinaison de prêts pour financer le projet. Le financement comprend un crédit acheteur de 16 087 842,26 euros, soit environ 10,553 milliards FCFA, et un crédit commercial de 624 743,23 euros, soit environ 409,805 millions FCFA.

Le projet porte sur la construction, l’équipement et la mise en service d’un Centre de production de semence bovine à Ngaoundéré, dans la région de l’Adamaoua, avec trois centres relais à Lougguéré, Dogba et Jakiri.

Pour les éleveurs, l’enjeu est concret. Un meilleur accès à la semence bovine de qualité peut contribuer à améliorer la productivité des troupeaux, renforcer les performances laitières et bouchères, réduire les faibles rendements et soutenir la rentabilité des exploitations. Dans un contexte où la demande en viande et en produits laitiers augmente, l’amélioration génétique devient un levier stratégique.

Ce projet s’inscrit aussi dans les grandes orientations nationales portées par la SND30, les stratégies du MINEPIA et les efforts d’import-substitution agropastorale. L’objectif est de produire davantage localement, de mieux valoriser le potentiel des bassins d’élevage et de réduire progressivement la dépendance aux importations de produits d’origine animale.

Mais la réussite d’un tel centre dépendra de son intégration dans le terrain. Il faudra assurer la qualité sanitaire de la semence, former les techniciens d’insémination, accompagner les éleveurs, organiser les relais régionaux, renforcer les services vétérinaires et garantir un suivi zootechnique rigoureux.

Au-delà de l’infrastructure, le centre de Ngaoundéré peut devenir un outil important pour transformer l’élevage bovin camerounais. Il peut rapprocher l’innovation des éleveurs, améliorer la reproduction animale, soutenir la production locale et renforcer la compétitivité de la filière.

Moderniser la reproduction bovine, c’est investir dans des troupeaux plus productifs, des éleveurs mieux accompagnés et une souveraineté alimentaire plus solide.

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Malick Kane