L’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) suit de près les signalements de cas de hantavirus en collaboration avec l’OMS et d’autres partenaires afin de soutenir une réponse coordonnée et fondée sur des preuves scientifiques. Elle salue également les efforts actifs de l’OMS dans la conduite de la réponse de santé publique à cet incident.
Le hantavirus est une maladie zoonotique, ce qui signifie qu’elle provient des animaux — principalement des rongeurs — avant de se transmettre aux populations humaines. Une lutte efficace contre les rongeurs, fondée sur une gestion écologique intégrée, demeure la principale mesure pour réduire le risque d’infection humaine, parallèlement à la sensibilisation du public et à la communication sur les risques.
La situation actuelle rappelle l’importance d’une surveillance continue et d’une détection précoce, en particulier à l’interface entre les animaux, les humains et l’environnement. Renforcer notre capacité à détecter et surveiller les maladies dans les populations animales constitue un élément fondamental de la prévention.
Comme le souligne le rapport 2026 sur la Situation mondiale de la santé animale, qui sera publié le 13 mai 2026, environ 75 % des maladies infectieuses émergentes chez l’humain proviennent des animaux.
Les systèmes favorisant la détection précoce et le partage d’informations entre les secteurs restent parmi les outils les plus efficaces pour atténuer les risques pour la santé humaine, animale et environnementale.
Bien que les risques zoonotiques puissent susciter spéculations et inquiétudes, l’OMSA souligne l’importance de s’appuyer sur des données scientifiques claires et des preuves solides lors de la diffusion et de la consommation d’informations.
L’Organisation mondiale de la santé animale encourage ses 183 Membres à poursuivre le renforcement de ces efforts et à investir dans une approche intégrée « Une seule santé », favorisant la collaboration entre les secteurs à l’interface animal-humain-environnement, afin de soutenir la détection précoce et de permettre une action coordonnée face aux risques de maladies zoonotiques.
Parce que la santé animale est aussi notre santé. C’est la santé de tous.

