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Maroc : la vigilance sanitaire encadre la reprise des importations avicoles du Portugal

Après plusieurs mois de suspension liée à la grippe aviaire, le Maroc autorise de nouveau l’entrée de volailles, d’œufs et de produits avicoles en provenance du Portugal. Une reprise encadrée qui rappelle que, derrière chaque décision commerciale, il y a un enjeu de santé animale, de sécurité alimentaire et de protection des filières.

Au Maroc, la réouverture d’un marché ne se résume pas à la reprise des échanges. Elle marque aussi le retour progressif de la confiance sanitaire. Après huit mois de suspension, les autorités marocaines ont autorisé la reprise des importations de volailles, d’œufs, de produits dérivés et d’aliments pour animaux en provenance du Portugal, tout en maintenant des conditions sanitaires strictes.

La décision intervient après l’amélioration de la situation sanitaire portugaise concernant l’influenza aviaire hautement pathogène, communément appelée grippe aviaire. Selon les informations rapportées, l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires a notifié aux professionnels marocains la reprise des importations portugaises, sous réserve de certificats sanitaires validés conjointement par les deux pays et accompagnant chaque lot.

Cette exigence est essentielle. Elle montre que le commerce des animaux et des produits d’origine animale ne peut fonctionner durablement que s’il repose sur des garanties vétérinaires solides. Pour les importateurs, les éleveurs, les transformateurs et les consommateurs, ces documents ne sont pas de simples formalités administratives. Ils constituent une barrière de protection contre l’introduction de maladies capables de fragiliser toute une filière.

La suspension avait été décidée dans un contexte de vigilance élevée face à la grippe aviaire. Au Portugal, les autorités vétérinaires ont déclaré à l’Organisation mondiale de la santé animale plusieurs foyers d’influenza aviaire hautement pathogène chez les volailles, principalement liés au virus H5N1. Dans son auto-déclaration transmise à la WOAH le 7 avril 2026, le Portugal indique que les opérations finales de nettoyage et de désinfection du dernier foyer ont été achevées le 13 février 2026, et que le pays se considère indemne d’infection chez les volailles à partir du 13 mars 2026.

Pour le Maroc, cette évolution a ouvert la voie à une reprise encadrée. Mais elle ne signifie pas que le risque disparaît. La grippe aviaire reste une maladie à fort impact, capable de provoquer des pertes importantes dans les élevages, de perturber les marchés et d’entraîner des restrictions commerciales rapides. La prudence reste donc au cœur de la décision.

Le rôle de l’ONSSA est central dans cet équilibre entre ouverture commerciale et protection sanitaire. L’institution marocaine exerce, pour le compte de l’État, des missions liées à la protection de la santé des consommateurs et à la préservation de la santé animale et végétale. Dans le cas des importations avicoles, son travail consiste à évaluer le risque, suivre l’évolution de la situation épidémiologique, contrôler les conditions sanitaires et veiller à la conformité des produits entrant sur le territoire.

Ce travail est souvent invisible pour le grand public. Pourtant, il protège directement la filière avicole nationale. Une introduction de grippe aviaire peut toucher les élevages commerciaux, les petits producteurs, les circuits de distribution, les marchés, les emplois et les prix à la consommation. Dans de nombreux foyers, la volaille reste une source accessible de protéines. Sa protection est donc aussi une question sociale.

Cette actualité rappelle également une leçon plus large pour l’Afrique du Nord et le continent africain. Les maladies animales transfrontalières circulent dans un monde où les échanges sont rapides, les chaînes d’approvisionnement interconnectées et les marchés sensibles aux crises sanitaires. Aucun pays ne peut se permettre de séparer commerce, santé animale et sécurité alimentaire.

La reprise des importations de volailles du Portugal vers le Maroc illustre ainsi une approche équilibrée : rouvrir les échanges lorsque les conditions sont réunies, sans renoncer à la rigueur des contrôles. Pour AfricaVET, cette décision montre que la santé animale n’est pas seulement une affaire de vétérinaires. Elle concerne les éleveurs, les commerçants, les consommateurs, les autorités publiques et l’ensemble des acteurs qui dépendent de filières animales sûres, résilientes et bien surveillées.

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Simon Yaya