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Côte d’Ivoire : le Sénat adopte le budget 2026 du MIRAH, en hausse à 26,7 milliards FCFA

Le budget 2026 du Ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH) a été adopté à l’unanimité, ce jeudi 11 décembre 2025, par les membres de la Commission des Affaires économiques et financières (CAEF) lors d’une séance tenue au Sénat, à la Fondation Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro.

Présenté par le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, le budget s’établit à 26 700 912 028 FCFA, soit une hausse d’environ 5 milliards par rapport à l’exercice 2025. L’enveloppe, structurée en quatre programmes, vise à consolider les acquis et à intensifier les actions nécessaires pour atteindre les objectifs du Plan national de développement (PND) 2026-2030.

Pourquoi l’élevage pèse lourd dans les choix budgétaires

Au-delà des chiffres, cette augmentation budgétaire met en lumière le rôle central de l’élevage dans la trajectoire de développement du pays. L’élevage n’est pas seulement un sous-secteur agricole : il constitue un levier direct de souveraineté alimentaire, d’emplois et de santé publique.

  • Sécurité alimentaire et nutrition : viande, lait et œufs contribuent à améliorer la qualité des régimes alimentaires, notamment pour les enfants et les femmes, tout en réduisant la dépendance aux approvisionnements extérieurs.
  • Emplois et revenus ruraux : l’élevage fait vivre un large tissu d’acteurs (éleveurs, commerçants, transporteurs, provendiers, abatteurs, transformateurs), avec un effet d’entraînement sur les économies locales.
  • Valeur ajoutée et industrialisation : le développement de chaînes de valeur (aliment bétail, transformation, conditionnement, froid, marchés) soutient la compétitivité et la structuration du secteur privé.
  • Résilience des ménages : pour de nombreuses familles, le bétail représente une épargne et une assurance face aux chocs (climat, prix, crises), tout en renforçant les synergies agriculture-élevage (fumure organique, valorisation des sous-produits).
  • Santé publique et “Une seule santé” : investir dans l’élevage implique aussi de renforcer la santé animale (vaccination, surveillance, biosécurité, contrôle des mouvements), afin de réduire les risques de zoonoses et d’améliorer la sécurité sanitaire des aliments.

Un budget attendu sur le terrain

Avec l’alignement annoncé sur le PND 2026-2030, les regards se tournent désormais vers la traduction opérationnelle : montée en puissance des services vétérinaires, prévention des maladies, modernisation des systèmes de production, amélioration des abattoirs et de la chaîne du froid, ainsi que l’appui aux filières halieutiques et aquacoles.

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Malick Kane