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Jobs – La FAO recrute un(e) expert(e) en ingénierie aquacole offshore au Maroc

La Représentation de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture au Maroc recrute un(e) expert(e) en ingénierie aquacole offshore. La mission, d’une durée de 20 jours, vise à réaliser le diagnostic technique de deux cages submersibles installées au large de Sidi Ifni et à proposer les mesures nécessaires à leur réhabilitation, leur sécurisation et leur exploitation durable. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 18 juillet 2026.

Au large de Sidi Ifni, deux cages aquacoles submersibles ont été installées pour soutenir la formation pratique, la démonstration technique et le développement de la pisciculture marine. Après plusieurs périodes d’utilisation et une exposition prolongée aux conditions de l’océan Atlantique, ces infrastructures doivent désormais faire l’objet d’une évaluation approfondie.

La houle, les courants, les vents, la corrosion et les intempéries peuvent en effet affecter les structures, les filets, les systèmes d’ancrage et les mécanismes de submersion. Une défaillance technique peut compromettre la sécurité des opérateurs, le bien-être des poissons, la continuité de la production et la protection du milieu marin.

Dans ce contexte, la FAO au Maroc lance un appel à candidatures pour recruter un(e) expert(e) en ingénierie aquacole offshore, sous la référence 2601393. Le ou la spécialiste réalisera une mission de terrain comprenant une visite des installations et une sortie en mer pour inspecter les deux cages submersibles et leurs équipements associés.

Une mission intégrée au développement de l’aquaculture marocaine

Le Maroc a engagé plusieurs politiques destinées à renforcer les secteurs de la pêche et de l’aquaculture, notamment le plan Halieutis, différents plans de développement sectoriels et le cadre stratégique national consacré à l’aquaculture.

L’offre s’inscrit dans le projet « Appui au développement des métiers de l’aquaculture au Maroc ». Celui-ci vise à améliorer durablement la productivité du secteur aquacole et à renforcer sa contribution à la sécurité alimentaire.

Le projet accorde une place importante à la formation des cadres, des techniciens et des ouvriers qualifiés. Il doit aussi favoriser le transfert de compétences, la professionnalisation des opérateurs et le développement de partenariats entre les institutions publiques et le secteur privé.

Pour mettre en place un programme structuré de renforcement des capacités, le Département de la Pêche maritime et l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture, ou ANDA, ont sollicité l’appui de la FAO ainsi que des coopérations norvégienne et néerlandaise.

Deux fermes de démonstration à Sidi Ifni

Le projet prévoit notamment l’installation de deux fermes de démonstration offshore à Sidi Ifni :

  • une ferme piscicole marine ;
  • une ferme mytilicole consacrée à l’élevage des moules.

Ces installations doivent fonctionner dans le cadre d’un partenariat public-privé et servir de supports aux formations pratiques.

Le projet comprend également la réhabilitation et l’équipement du Centre de qualification professionnelle maritime de Sidi Ifni, afin qu’il puisse accueillir une partie des formations consacrées à l’aquaculture.

D’autres activités portent sur l’élaboration de programmes de formation adaptés aux besoins des investisseurs, techniciens et ouvriers spécialisés, ainsi que sur l’appui au secteur privé marocain par la mise en réseau et l’assistance technique.

Les deux cages submersibles déjà installées représentent donc un élément stratégique du dispositif. Leur bon fonctionnement est indispensable pour les activités pédagogiques, les démonstrations en conditions réelles et le développement des compétences en pisciculture marine.

Un diagnostic complet des cages submersibles

La mission commencera par une analyse de la documentation technique disponible. L’expert(e) devra examiner les caractéristiques des cages, leur historique d’utilisation, les données existantes ainsi que les éventuels rapports déjà produits.

Sur cette base, il ou elle préparera une méthodologie détaillée précisant :

  • l’approche d’inspection ;
  • les outils techniques à utiliser ;
  • les différentes étapes de la mission ;
  • le calendrier d’exécution.

La phase de terrain se déroulera à Sidi Ifni. Elle comprendra les visites nécessaires sur le site et l’organisation de sorties en mer pour inspecter les deux cages.

Le ou la consultant(e) travaillera avec les parties prenantes locales afin de faciliter l’accès aux installations et de garantir le bon déroulement des opérations.

Structures, ancrages, filets et systèmes de submersion

L’évaluation portera sur l’état général des cages et de leurs différentes composantes.

L’expert(e) devra notamment inspecter :

  • les structures métalliques ou flottantes ;
  • les systèmes de submersion ;
  • les filets ;
  • les systèmes d’ancrage ;
  • les équipements annexes ;
  • les dispositifs liés à la sécurité et à l’exploitation.

Il ou elle devra identifier les dommages, les signes de dégradation, les dysfonctionnements et les risques susceptibles d’affecter la sécurité, la durabilité ou les performances des installations.

Une attention particulière sera accordée à l’adaptation des équipements aux conditions océaniques locales. L’analyse devra prendre en considération la houle, les courants, les vents, les intempéries et les phénomènes de corrosion.

La mission permettra également de déterminer les contraintes techniques et opérationnelles qui limitent actuellement l’exploitation des cages.

Une dimension importante de santé et de bien-être des poissons

Bien que le poste relève principalement de l’ingénierie, la qualité des infrastructures aquacoles influence directement la santé animale.

Une cage endommagée, un filet mal entretenu ou une densité de poissons mal maîtrisée peuvent favoriser le stress, les blessures, les infections et les mortalités. Une défaillance des systèmes de submersion ou d’ancrage peut également perturber l’alimentation, le suivi sanitaire et la manipulation des animaux.

L’état des cages intervient aussi dans la prévention des évasions de poissons, qui peuvent avoir des conséquences économiques et environnementales.

Le diagnostic devra donc permettre de renforcer non seulement la résistance des installations, mais aussi les conditions d’élevage, la biosécurité et le bien-être des poissons.

Dans une ferme offshore, la santé animale dépend étroitement de la conception des structures, de la qualité de l’eau, de l’entretien des filets, de la maîtrise des densités et de la capacité des équipes à intervenir rapidement en cas de problème.

Déterminer les besoins de réhabilitation

À l’issue de l’inspection, l’expert(e) devra identifier les équipements, les pièces de rechange, les accessoires et les matériels nécessaires à la remise en état ou à l’amélioration des cages.

La mission portera notamment sur :

  • les besoins de maintenance corrective ;
  • les mesures de maintenance préventive ;
  • les améliorations à apporter aux systèmes d’ancrage ;
  • les éventuelles modifications des mécanismes de submersion ;
  • la protection des structures contre les conditions maritimes difficiles ;
  • les équipements indispensables à une exploitation sûre et durable.

Le ou la spécialiste devra également proposer les profils des ressources humaines nécessaires au suivi technique, à l’exploitation, à la maintenance et à la sécurité des installations.

Il faudra préciser les compétences attendues de ces professionnels et définir les moyens logistiques nécessaires au bon fonctionnement des cages.

Une feuille de route indicative devra présenter les actions correctives et les améliorations à mettre en œuvre.

Renforcer la résilience face aux conditions océaniques

La mission ne se limitera pas à constater les dégradations. Elle devra également proposer des solutions pour améliorer la résilience des installations.

Les recommandations devront porter sur la sécurisation des cages face aux mauvaises conditions météorologiques et maritimes.

Selon les résultats de l’inspection, l’expert(e) pourra proposer :

  • le renforcement ou la modification des ancrages ;
  • l’amélioration des systèmes de submersion ;
  • des équipements de protection supplémentaires ;
  • de nouvelles procédures de maintenance ;
  • des modalités de surveillance régulière ;
  • des bonnes pratiques d’exploitation adaptées au contexte de Sidi Ifni.

L’objectif est de permettre une utilisation durable des cages, tout en réduisant les risques pour les opérateurs, les poissons et l’environnement marin.

Profil recherché

Les candidats doivent être titulaires d’un diplôme universitaire supérieur dans l’un des domaines suivants :

  • ingénierie aquacole ;
  • ingénierie navale ;
  • domaine technique équivalent.

Le diplôme doit avoir été délivré par un établissement reconnu par l’Association internationale des universités ou l’UNESCO.

Les consultants titulaires d’une licence peuvent être considérés à condition de justifier de deux années supplémentaires d’expérience professionnelle pertinente.

Les candidats doivent également disposer d’au moins cinq années d’expérience en ingénierie aquacole offshore.

Cette expérience doit notamment couvrir :

  • la conception d’installations aquacoles ;
  • l’installation de cages submersibles ;
  • la supervision de cages offshore ;
  • les systèmes d’ancrage en mer.

Une expérience avérée dans l’installation ou le suivi de cages submersibles dans des conditions comparables à celles de l’océan Atlantique constitue un critère important de sélection.

La maîtrise courante du français est obligatoire. D’excellentes capacités rédactionnelles, analytiques et de synthèse sont également requises.

Compétences attendues par la FAO

Le ou la spécialiste devra démontrer les compétences de base attendues par la FAO :

  • orientation vers les résultats ;
  • esprit d’équipe ;
  • capacité à communiquer ;
  • aptitude à établir des relations constructives ;
  • partage des connaissances ;
  • engagement en faveur de l’amélioration continue.

La FAO rappelle que tous ses consultants doivent respecter les principes d’intégrité, de transparence, de respect et d’engagement envers l’Organisation.

L’institution applique également une politique de tolérance zéro à l’égard de l’exploitation et des atteintes sexuelles, du harcèlement, des abus de pouvoir et de la discrimination.

Les références et les antécédents des candidats sélectionnés feront l’objet de vérifications.

Comment postuler ?

Les candidatures doivent être soumises exclusivement en ligne sur le portail officiel Jobs at FAO.

Les candidats doivent rechercher l’offre à l’aide de la référence :

2601393 – Expert(e) en ingénierie aquacole offshore

Les dossiers incomplets ou envoyés en dehors du portail de recrutement ne seront pas examinés.

La FAO encourage les candidats à enregistrer leur demande suffisamment tôt afin d’éviter les difficultés techniques de dernière minute.

L’Organisation précise qu’elle ne perçoit aucun frais à quelque étape que ce soit du processus de recrutement, notamment lors du dépôt de la candidature, de l’entretien ou du traitement du dossier.

Informations essentielles

Organisation : Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture
Unité : Représentation de la FAO au Maroc
Poste : Expert(e) en ingénierie aquacole offshore
Référence : 2601393
Type de contrat : Consultant – travail temporaire
Durée : 20 jours
Lieu principal : Maroc
Zone de la mission : Sidi Ifni
Langue requise : Français courant
Expérience minimale : Cinq années
Date de publication : 3 juillet 2026
Date limite : 18 juillet 2026 à 00 h 59, selon les paramètres horaires du dispositif utilisé pour consulter l’annonce
Mode de candidature : En ligne sur le portail officiel Jobs at FAO.

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Malick Kane