Dans la région du Gbêkê, les autorités vétérinaires intensifient la lutte contre la rage à travers une campagne gratuite de vaccination des chiens, chats et autres animaux de compagnie.
En Côte d’Ivoire, la lutte contre la rage se renforce dans le centre du pays. Le ministère des Ressources animales et halieutiques a lancé, le 5 mai 2026, une campagne de vaccination dans les départements de Bouaké, Béoumi, Botro et Sakassou.
L’objectif est de vacciner plus de 20 000 animaux domestiques, principalement des chiens et des chats, afin de réduire le risque de transmission de la rage à l’homme. La campagne intervient dans un contexte de recrudescence des cas dans la région du Gbêkê.
Derrière cette opération, il y a un enjeu humain majeur. La rage reste une maladie presque toujours mortelle une fois les symptômes déclarés. Elle touche souvent les familles les plus exposées aux morsures de chiens non vaccinés, notamment les enfants, qui jouent dans les quartiers, les rues ou autour des habitations.
La vaccination des chiens demeure l’un des moyens les plus efficaces pour interrompre la transmission de la maladie. En protégeant les animaux, les services vétérinaires protègent aussi les communautés. Chaque chien vacciné devient une barrière supplémentaire contre une zoonose évitable.
La campagne prévoit des postes fixes de vaccination, mais aussi des équipes mobiles pour atteindre les chiens errants ou difficilement accessibles. Cette approche est essentielle dans les zones urbaines, où tous les animaux ne sont pas détenus ou suivis par un propriétaire.
Au-delà de la vaccination, la sensibilisation des populations reste déterminante. Les propriétaires sont invités à faire vacciner leurs animaux, à surveiller les comportements suspects et à consulter rapidement les services de santé en cas de morsure ou de griffure.
Cette campagne illustre l’importance de l’approche Une seule santé, qui relie la santé animale, la santé humaine et la mobilisation communautaire. La rage ne se combat pas seulement dans les centres de santé. Elle se prévient aussi dans les familles, les quartiers, les écoles et les services vétérinaires.
Pour la Côte d’Ivoire, l’enjeu est clair : renforcer la vaccination canine, améliorer la surveillance et protéger durablement les populations contre une maladie mortelle, mais évitable.

