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Abattoirs, races rares, fermiers : la solidarité en jeu

L’Agence des normes alimentaires britannique (FSA) a récemment lancé une consultation publique sur la révision des redevances imposées aux abattoirs, un dossier qui illustre le défi universel de concilier la rigueur sanitaire et la viabilité économique. Actuellement, les abattoirs sont facturés pour les services obligatoires des vétérinaires officiels et des inspecteurs de l’hygiène, garants de la sécurité sanitaire des aliments et du bien-être animal. Si les plus petits établissements bénéficient déjà d’une réduction de 90%, la nouvelle proposition vise à étendre cet allégement financier à un plus grand nombre d’entreprises. Cette problématique de tarification des services vétérinaires résonne fortement avec les réalités africaines, où le renforcement de la surveillance épidémiologique et de l’inspection des viandes doit souvent composer avec des budgets limités et la nécessité de maintenir des infrastructures locales accessibles pour les petits producteurs.

En parallèle de ces enjeux réglementaires, la protection du patrimoine génétique animal devient une priorité, comme en témoigne la situation critique des « Ancient Cattle of Wales ». Avec seulement 200 spécimens restants, cette race bovine vient d’être inscrite sur la liste de surveillance du Rare Breeds Survival Trust. La société dédiée à cette race multiplie les efforts de promotion pour inverser son déclin, une démarche qui trouve un écho direct dans la gestion des races indigènes en Afrique. À l’instar de ces bovins gallois, de nombreuses races locales africaines, naturellement résilientes aux climats arides et aux maladies endémiques, sont aujourd’hui menacées par l’introduction de races exotiques plus productives mais moins adaptées. La conservation de ce bétail ancestral est donc un impératif de sécurité alimentaire et de résilience climatique pour les deux continents.

Enfin, l’aspect social de l’agriculture se révèle à travers l’initiative de fermiers retraités qui parcourent le pays pour offrir des services de remplacement, permettant ainsi à leurs pairs en activité de prendre des congés sans négliger leur bétail. Ce modèle de solidarité professionnelle, fondé sur une expertise vétérinaire et zootechnique partagée, offre une piste de réflexion pertinente pour les systèmes agricoles africains. Le développement de réseaux de soutien communautaire ou de services de « remplaçants » qualifiés pourrait pallier l’isolement de certains éleveurs et renforcer la stabilité des exploitations familiales. En reliant ainsi l’encadrement institutionnel, la préservation de la biodiversité et l’entraide humaine, ces exemples britanniques soulignent des leviers de développement agricole qui sont essentiels à la pérennité des filières rurales, en Europe comme en Afrique.

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Mac Juliette Johngwe