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Grippe aviaire (IAHP) H5N1 : la FAO signale de nouveaux foyers au Nigeria et en Afrique du Sud

Dans sa dernière mise à jour dédiée à l’Afrique subsaharienne, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) fait état d’une recrudescence d’évènements d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP), avec des foyers H5N1 rapportés notamment dans l’est du Nigeria et en Afrique du Sud. La FAO appelle les pays de la région à renforcer la surveillance des oiseaux domestiques et sauvages, et à revoir leurs plans de préparation et de réponse dans une approche « Une Seule Santé ».

Ce que dit la mise à jour FAO

La FAO rappelle que des virus IAHP (plusieurs sous-types, dont H5N1) circulent en Afrique subsaharienne depuis 2017. Dans la vague actuelle (signalée par la FAO comme débutant le 1er octobre 2025), de nouveaux foyers H5N1 ont été notifiés :

  • Nigeria : des foyers signalés à l’est, notamment dans l’État de Taraba ;
  • Afrique du Sud : de nouveaux cas déclarés dans des volailles de basse-cour et chez des oiseaux sauvages dans trois provinces (Limpopo, Cap-Oriental, Cap-Occidental).

Au total, la FAO indique 31 nouveaux évènements animaux depuis la mise à jour précédente (13 novembre 2025). Elle précise qu’il n’y a aucun nouvel évènement humain signalé dans cette édition.

Fait notable : l’Afrique du Sud rapporte des atteintes chez plusieurs espèces sauvages (dont cormorans et goélands), et la FAO mentionne aussi des espèces à forte valeur de conservation, comme le vautour à dos blanc, classé en danger critique d’extinction.

Pourquoi cette alerte compte pour l’Afrique

Au-delà de l’impact direct sur la production (mortalités, abattages sanitaires, perturbations commerciales), la dynamique actuelle confirme deux tendances majeures :

  1. L’interface élevages – faune sauvage est un point critique (contacts indirects, points d’eau, marchés, déchets, etc.) ;
  2. La réponse efficace dépend d’une surveillance intégrée et de mesures cohérentes de biosécurité et de contrôle des mouvements (production, transport, marchés).

Risque pour l’être humain : ce que disent les évaluations conjointes

Dans une évaluation conjointe FAO-OMS-OMSA (WOAH) (données arrêtées au 1er juillet 2025), les agences estiment que le risque global de santé publique des virus influenza A(H5) est faible, tandis que le risque d’infection pour les personnes fréquemment exposées (éleveurs, opérateurs de marchés, personnels d’abattoirs, détenteurs de basse-cour, etc.) est faible à modéré, selon les mesures d’hygiène, de protection et le contexte épidémiologique local.

Mesures prioritaires recommandées

La FAO encourage explicitement les pays à renforcer la surveillance des oiseaux domestiques et sauvages et à revoir les plans de préparation/réponse dans une logique « Une Seule Santé ».
De son côté, l’OMSA rappelle l’importance de la surveillance continue, de la biosécurité au niveau des élevages, et du signalement rapide des foyers, tout en soulignant la nécessité de protéger les personnes en contact étroit avec des animaux malades et d’éviter des restrictions commerciales non justifiées.

Pour les acteurs de terrain, les actions les plus immédiatement utiles sont :

  • Limiter les contacts entre volailles domestiques et oiseaux sauvages (eau/alim, parcours, stockage) ;
  • Renforcer la biosécurité : contrôle d’accès, désinfection, gestion des visiteurs, vêtements/chaussures dédiés ;
  • Sécuriser les mouvements (animaux, équipements, véhicules) et documenter la traçabilité ;
  • Signaler sans délai toute mortalité anormale et appliquer les consignes des services vétérinaires ;
  • Gérer les carcasses et déchets de manière sûre (selon directives nationales) ;
  • Pour les personnes exposées : EPI, hygiène des mains, éviter la manipulation d’oiseaux malades/morts sans protection.

À retenir (3 points)

  • La FAO rapporte des foyers H5N1 en Nigeria (Taraba) et en Afrique du Sud (basse-cour et oiseaux sauvages).
  • 31 nouveaux évènements animaux depuis le 13 novembre 2025 ; aucun nouvel évènement humain signalé dans cette édition.
  • Risque pour le grand public jugé faible, mais vigilance accrue pour les personnes fortement exposées.
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Malick Kane