A propos

AfricaVet.com est une plateforme panafricaine dédiée à la médecine vétérinaire et à la santé animale en Afrique. Elle propose des actualités, des analyses et des ressources techniques dans une approche One Health, ainsi que des outils pratiques (veille et alertes, dossiers, infographies, agenda, applications,..) et des opportunités (emplois, formations, événements, …) au service de la communauté vétérinaire et des filières.

Contactez-nous

Contactez-nous

Vous souhaitez proposer un sujet, partager un communiqué, publier une opportunité (emploi/appel/formation) ou signaler une information en santé animale ? L’équipe AfricaVet est à votre écoute.

Contacts

Rédaction (articles, interviews, droit de réponse, opportunités, partenariats)
Email : redaction@africavet.com

Corrections / signalements
Merci d’indiquer le lien de l’article, l’élément à corriger et une source justificative.
Email : contact@africavet.com

Communiqués et alertes sanitaires

Envoyez vos informations avec : pays, date, source et lien/document officiel.

Réseaux sociaux

Facebook : https://www.facebook.com/africavetwebportail
X : https://x.com/africavet
LinkedIn : https://be.linkedin.com/in/africavet-v%C3%A9t%C3%A9rinaire-4b43a920

Confidentialité

Les informations transmises via le formulaire ou par email sont utilisées uniquement pour traiter votre demande et ne sont pas partagées, sauf nécessité éditoriale ou obligation légale.

Important

AfricaVet est une plateforme d’information. En cas d’urgence sanitaire ou de situation clinique, contactez un vétérinaire et/ou les services vétérinaires compétents.


Formulaire de contact (WordPress)

Champs recommandés : Nom, Organisation/Fonction, Pays, Email, Objet, Type de demande (liste), Message, Liens/Références, Pièce jointe (optionnel).

Case à cocher :
« J’accepte que mes informations soient utilisées uniquement pour répondre à ma demande. »

Fièvre de la Vallée du Rift : les pluies extrêmes replacent l’Afrique de l’Est et australe sous haute vigilance

Les fortes pluies et les inondations observées depuis début avril 2026 en Afrique de l’Est et dans une partie de l’Afrique australe ravivent le risque de fièvre de la Vallée du Rift, une zoonose redoutée pour ses effets sur les troupeaux, les moyens d’existence pastoraux et la santé publique. Dans une alerte publiée le 10 avril 2026, la FAO et l’IGAD appellent les pays exposés à renforcer rapidement leur préparation.

La menace n’est pas théorique. Selon la FAO et l’IGAD, les sols saturés, les eaux stagnantes et la persistance d’épisodes pluvieux créent des conditions idéales pour la prolifération des moustiques vecteurs du virus. Dans ce contexte, la fièvre de la Vallée du Rift peut réapparaître brutalement, souvent à la faveur d’un épisode climatique intense, avec des conséquences à la fois sanitaires, économiques et sociales. Le sujet est d’autant plus préoccupant qu’il touche simultanément l’élevage, la sécurité alimentaire, la mobilité pastorale et les systèmes de santé.

La maladie affecte en priorité les ruminants domestiques — notamment les moutons, les chèvres, les bovins, les buffles et les camélidés — mais elle peut aussi infecter l’humain. Chez les animaux, elle est surtout redoutée pour les avortements en série et la forte mortalité des jeunes, deux phénomènes qui peuvent décimer rapidement des troupeaux déjà fragilisés. La FAO rappelle que ces épisodes entraînent des pertes de production majeures, des chocs économiques sévères pour les ménages d’éleveurs et, dans certains cas, des perturbations commerciales à plus grande échelle.

Les signaux d’alerte couvrent déjà plusieurs zones. Le sujet relayé par The Star indique que les pluies torrentielles des dernières semaines ont touché le sud du Kenya, la Tanzanie, le Burundi, le sud de l’Éthiopie et le Rwanda, tandis que des inondations persistent dans certaines parties du Soudan du Sud. Le journal souligne également que ces conditions compliquent la détection précoce, perturbent les services vétérinaires, limitent les mouvements du bétail et dégradent les pâturages comme les infrastructures, accentuant la vulnérabilité des communautés pastorales.

L’un des points les plus intéressants de cette alerte est la place donnée à l’anticipation. La FAO met en avant son Rift Valley Fever Early Warning Decision Support Tool, une plateforme qui croise données satellitaires, tendances climatiques, informations de terrain et expertise technique afin d’identifier les zones à risque et de prévoir des flambées potentielles jusqu’à trois mois à l’avance. Pour Africavet, c’est un angle fort : au-delà de la crise, l’histoire raconte aussi la montée en puissance des outils d’alerte précoce au service de la santé animale et de l’approche One Health.

Face à cette situation, le message des organisations régionales et internationales est clair : il faut renforcer la surveillance, améliorer la communication sur le risque, protéger les éleveurs et les professionnels exposés, mieux coordonner les secteurs animal, humain et environnemental, et préparer les dispositifs de réponse avant que les foyers ne se multiplient. The Star rapporte aussi que les mesures recommandées incluent la vaccination ciblée, le contrôle des mouvements d’animaux et une sensibilisation accrue des communautés sur le signalement précoce des cas suspects et la prévention des piqûres de moustiques.

Derrière cette alerte se dessine une réalité plus large : en Afrique, les maladies animales ne peuvent plus être analysées indépendamment des chocs climatiques. La fièvre de la Vallée du Rift illustre parfaitement cette convergence entre météo extrême, santé animale, santé humaine et résilience des systèmes pastoraux. Pour les décideurs comme pour les services vétérinaires, l’enjeu n’est plus seulement de réagir à l’épidémie, mais de transformer l’information climatique et sanitaire en action préventive concrète.

About Author

Malick Kane