Du 24 au 26 juin 2026, la Cebevirha, institution spécialisée de la CEMAC, a réuni experts et décideurs à Douala pour adopter un plan stratégique 2026-2035 destiné à renforcer l’élevage, la pêche et l’aquaculture. Ce plan veut bâtir des systèmes alimentaires durables et résilients face aux défis du climat, en mettant l’accent sur la souveraineté alimentaire et la sécurité des populations.
La sous-région dépend encore trop des importations de viande et de poisson. Le nouveau plan vise à inverser cette tendance en stimulant la production locale. L’idée est de produire plus, importer moins, et garantir que chaque famille ait accès à une alimentation saine et abordable. C’est une ambition qui touche directement la vie quotidienne des habitants et qui redonne confiance dans les capacités de la région.
Le manque d’infrastructures modernes, la faible intégration régionale et les effets du changement climatique sont des réalités qui freinent le développement. Pourtant, les acteurs restent confiants. Avec des investissements ciblés et une meilleure coopération entre États, ces défis peuvent se transformer en opportunités de croissance et en leviers pour bâtir une économie plus solide et inclusive.
Si le plan est bien appliqué, l’Afrique centrale pourrait devenir un modèle de souveraineté alimentaire. Plus de production locale, plus d’emplois, et une meilleure sécurité alimentaire. C’est une promesse d’avenir où les ressources de la région nourrissent ses habitants tout en protégeant l’environnement. Ce plan stratégique n’est pas seulement un document, c’est une vision collective. Il appelle à l’action, à la solidarité et à la confiance dans les capacités locales.
Et si la critique existe, elle sera dépassée par la force d’un projet qui place l’humain et la nature au centre.

