
La Corée du Sud fait face à un nouveau foyer de peste porcine africaine (PPA), après environ deux mois sans cas confirmé. L’épisode a été détecté dans une exploitation porcine de Gangneung, dans la province de Gangwon (approximativement 170 km à l’est de Séoul), déclenchant une riposte immédiate : abattage préventif d’environ 20 000 porcs, arrêt temporaire des activités et enquête épidémiologique.
Un signalement de mortalités, puis une confirmation en laboratoire
Selon les autorités provinciales, l’alerte est partie du signalement de décès de porcs dans l’élevage concerné. Les analyses menées le vendredi 16 janvier 2026 ont montré que 29 porcs sur 32 retrouvés morts étaient porteurs du virus. Le cas a ensuite été confirmé le samedi 17 janvier 2026, marquant le premier foyer national depuis novembre 2025 (dernier épisode rapporté à Dangjin, dans la province de South Chungcheong).
Abattage sanitaire et “standstill” de 48 heures
Pour réduire rapidement le risque de propagation, les autorités ont procédé à l’abattage de près de 20 000 porcs dans l’exploitation touchée. En parallèle, un standstill de 48 heures a été imposé aux élevages porcins de six villes et comtés voisins, afin de limiter les mouvements (animaux, véhicules, personnels) le temps de sécuriser la zone et de renforcer les contrôles.
Le gouvernement demande un confinement strict et une enquête sur la source.
Après avoir été informé du foyer, le Premier ministre Kim Min-seok a exigé l’application stricte des mesures d’urgence (confinement, opérations d’abattage, restriction d’accès) et la conduite d’une enquête épidémiologique pour identifier l’origine de l’infection et prévenir de nouveaux foyers.
Pourquoi la PPA reste une menace majeure pour la filière porcine ?
La peste porcine africaine ne présente aucun danger pour l’être humain, mais elle est hautement contagieuse et généralement mortelle pour les porcs domestiques et les sangliers. Les autorités rappellent que le virus peut se disséminer via des objets et vecteurs indirects (aliments contaminés, chaussures, outils, véhicules), d’où l’importance des restrictions de mouvements et du renforcement de la biosécurité autour des foyers.

