Cette semaine, du 21 au 24 avril 2026, deux grands congrès se déroulent simultanément au Kenya et en Zambie. À Diani, le Kenya célèbre sa 60ème édition, tandis qu’à Chilanga, l’Association vétérinaire de Zambie organise sa 82ème Assemblée Générale. Le fait que ces deux pays se réunissent au même moment est un symbole d’une Afrique qui aligne ses priorités pour protéger ses animaux et sa population. Sous le thème commun « Les vétérinaires, gardiens de l’alimentation et de la santé », ces événements montrent que la profession vétérinaires est le pilier central de la sécurité du continent.
Au Kenya, l’accent est mis sur l’innovation scientifique et les nouvelles tendances. Les experts discutent de sujets de pointe comme la biotechnologie de la reproduction, la gestion des morsures de serpent et la traçabilité animale (ANITRAC). Un projet ambitieux, le programme VITAL 2 avec GALVmed, vise d’ailleurs à faire passer la vaccination des ruminants de 10 % à 60 %. De l’autre côté, en Zambie, c’est la force de l’engagement politique qui impressionne. Le gouvernement zambien montre une volonté ferme de renforcer les services vétérinaires et atteindre 6,5 millions de têtes de bétail d’ici la fin de l’année 2026.
Cette double actualité crée un pont unique entre l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe. Là où le Kenya apporte des solutions scientifiques modernes, la Zambie apporte le soutien institutionnel nécessaire pour les appliquer à grande échelle. Ensemble, ces deux nations prouvent que le rôle du vétérinaire dépasse les soins cliniques ; il s’agit aussi de définir des politiques publiques et de garantir que chaque foyer ait accès à une nourriture saine.
En conclusion, la communauté vétérinaire africaine ne se contente plus de subir les crises, elle façonne activement l’avenir. En plaçant l’approche “Une seule santé” (One Health) au cœur de leurs débats, le Kenya et la Zambie positionnent les vétérinaires comme des acteurs indispensables de la santé publique mondiale. Ces congrès ne sont pas seulement des réunions techniques, ils sont la preuve que l’Afrique est prête à relever les défis de la sécurité alimentaire et à protéger son patrimoine animal pour les générations futures.

