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Vol de bétail en Afrique de l’Ouest : Un fléau à 255 milliards qui menace notre sécurité sanitaire

L’animal volé : le « patient zéro » de l’insécurité sanitaire

Si le vol de bétail est traditionnellement traité sous l’angle de la sécurité publique, il représente avant tout une rupture brutale de la chaîne de traçabilité vétérinaire. Lorsqu’un animal est dérobé, il sort instantanément du circuit légal de surveillance. Fini les rappels de vaccins, fini le contrôle des mouvements transfrontaliers.

Ces animaux “clandestins” deviennent des vecteurs mobiles de maladies. En échappant aux campagnes de vaccination obligatoires, le bétail volé peut réintroduire des pathologies que l’on croyait éradiquées, comme la peste porcine ou la péripneumonie bovine. En circulant hors des couloirs de transhumance officiels, ces troupeaux fantômes contournent les postes de contrôle vétérinaire, transformant chaque vol en un risque potentiel d’épizootie régionale.

Une riposte régionale : Au-delà des fusils, la puce électronique

Face à cette menace hybride, l’Afrique de l’Ouest durcit le ton. La stratégie ne se limite plus à la répression policière. Selon les orientations de la CEDEAO et des autorités sénégalaises, trois piliers soutiennent désormais la riposte :

  • La Traçabilité Numérique : L’installation de puces sous-cutanées et de boucles auriculaires électroniques pour rendre l’animal “invendable” sur les marchés officiels sans son certificat d’origine.
  • La Coopération Transfrontalière : Harmoniser les législations entre pays voisins pour éviter que les frontières ne servent de zones de non-droit pour les trafiquants.
  • Le Rôle Crucial du Vétérinaire : Replacer les services vétérinaires au cœur de la stratégie. Un vétérinaire qui détecte un animal non identifié dans un abattoir est le premier rempart contre le recel et la maladie.

Le saviez-vous ? En contournant les abattoirs contrôlés, la viande issue du vol de bétail arrive directement dans nos assiettes sans aucune inspection sanitaire, augmentant les risques de zoonoses.

Vers une immunité collective, économique et physique

L’enjeu est désormais de transformer la lutte contre le vol de bétail en un levier de développement. Sanctionner plus sévèrement est une nécessité, mais sécuriser la mobilité pastorale par des outils technologiques et sanitaires est l’unique solution pérenne. En réintégrant chaque bœuf, chaque mouton dans le giron de la santé animale, la région ne protège pas seulement 255 milliards de FCFA ; elle protège la santé de ses populations et l’avenir de son agriculture.

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Mac Juliette Johngwe