
Yaoundé, 20 janvier 2026. Sous la présidence du Ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales, Dr Taïga, le Projet de Développement des Chaînes de Valeur de l’Élevage et de la Pisciculture (PDCVEP) a tenu sa 6e session ordinaire du Comité de pilotage (COPIL). Autour de la table : responsables du sous-secteur EPIA, experts, partenaires et représentants de la société civile, réunis pour faire le point sur l’exécution du projet et fixer la trajectoire de l’année à venir.
Dès l’ouverture, le Ministre a rappelé l’ambition de la rencontre : évaluer l’état d’avancement, examiner et adopter le Plan de Travail Budgétisé Annuel (PTBA) 2026, et passer en revue la mise en œuvre des recommandations issues de la session précédente. En filigrane, un message clair : le PDCVEP doit rester un projet “de résultats”, visible sur le terrain et utile aux communautés.
Un bilan 2025 marqué par des chantiers structurants
Présentant le rapport de performance, le Coordonnateur national du PDCVEP, Dr Aboubakar Njoya, a détaillé plusieurs acquis considérés comme structurants pour la modernisation des filières :
- Signature d’une convention pour la construction de l’abattoir industriel de Bamenda ;
- Lancement d’un réseau de centres d’insémination artificielle : 21 centres contractualisés, dont 13 en cours de réalisation ;
- Centres d’embouche : 3 unités contractualisées ;
- Infrastructures de commercialisation : avec l’appui technique du FEICOM, réalisation d’environ 17 marchés de viande et de poisson déjà réceptionnés à travers le pays, et 8 en cours de réalisation.
Au-delà de ces chiffres, la logique est celle d’un investissement dans des maillons clés de la chaîne de valeur : production, amélioration génétique, engraissement, abattage et commercialisation. Des actions qui, si elles sont menées à terme, peuvent peser sur la disponibilité des produits, la qualité sanitaire, et la structuration du marché.
Prochaines étapes : abattoirs, accès et aménagements connexes
Le projet indique que d’autres dossiers sont en phase de finalisation, notamment :
- la construction des abattoirs industriels de Douala et Yaoundé ;
- des voies d’accès destinées à faciliter l’exploitation des marchés (Yaoundé et Douala) ;
- des travaux d’aménagements autour des infrastructures, notamment au bénéfice des écoles situées à proximité des abattoirs.
Jeunes agripreneurs : 266 projets, 266 millions FCFA injectés
Autre signal fort relevé lors de la session : l’appui direct à l’entrepreneuriat des jeunes. Le PDCVEP a récemment accompagné une première cohorte de 266 agripreneurs, avec une enveloppe annoncée de 266 millions FCFA, destinée à permettre aux bénéficiaires de démarrer chacun une activité génératrice de revenus.
Pour les acteurs du secteur, cet axe “agripreneuriat” est souvent l’un des plus attendus : il relie le financement, l’incubation et l’emploi, et peut contribuer à retenir des jeunes dans des activités de production, de transformation et de services vétérinaires ou halieutiques.
Un COPIL qui valide l’action et confirme l’engagement
Au terme des travaux, le Ministre Dr Taïga s’est déclaré satisfait de l’effectivité des réalisations et a salué l’implication des parties prenantes. Il a également réaffirmé l’engagement du Gouvernement à poursuivre les actions au service du bien-être et du développement des populations, en s’appuyant sur des programmes concrets dans les filières animales et halieutiques.







Source images : MINEPIA, Janvier 2025

