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Face aux menaces sanitaires, l’approche « Une Seule Santé » s’impose comme une réponse scientifique globale

Addis-Abeba, 9 mai – Si l’on cherche une réponse globale aux menaces sanitaires modernes, c’est vers l’approche « One Health » qu’il faut se tourner. Lors d’un atelier continental organisé du 6 au 8 mai par le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), la Dre Chineye Emelife a plaidé avec rigueur scientifique pour une mise en œuvre renforcée de cette approche intégrée, à l’échelle du continent africain.

Selon cette spécialiste en santé publique vétérinaire, « près de 75 % des maladies infectieuses émergentes chez l’homme proviennent des animaux », une réalité épidémiologique désormais largement documentée. Des zoonoses comme la grippe aviaire, Ebola ou encore la COVID-19 illustrent cette dynamique : l’interface entre faune sauvage, animaux domestiques et humains devient un carrefour à haut risque si elle n’est pas contrôlée.

Une approche fondée sur l’évidence scientifique

Le concept One Health, ou « Une seule santé », repose sur une base scientifique solide. Il s’agit d’un modèle interdisciplinaire associant médecins, vétérinaires, écologues, agronomes et spécialistes de l’environnement, pour anticiper, détecter et répondre aux menaces sanitaires à la source.

Dre Emelife l’explique en ces termes : « One Health est une approche collaborative, multisectorielle et transdisciplinaire visant des résultats optimaux pour la santé des humains, des animaux, des plantes et des écosystèmes. » Elle souligne que 60 % des maladies infectieuses existantes et 75 % des nouvelles infections signalées chaque année dans le monde sont des zoonoses.

Changement climatique, résistance aux antimicrobiens et insécurité alimentaire : un triangle de risques

La chercheuse met en garde contre les effets systémiques de crises multiples, scientifiquement interconnectées. Le changement climatique bouleverse les dynamiques de transmission des agents pathogènes ; la résistance aux antimicrobiens (RAM) devient une pandémie silencieuse ; et l’insécurité alimentaire s’aggrave dans les zones fragiles.

En 2019, 1,27 % des décès mondiaux étaient attribuables à la RAM. En 2023, 282 millions de personnes ont souffert d’insécurité alimentaire aiguë de haut niveau, selon les données citées. Ces indicateurs mettent en lumière l’urgence de solutions systémiques.

Vers une gouvernance intégrée des risques sanitaires

One Health ne se limite pas à la théorie. C’est un cadre opérationnel, soutenu par des plateformes régionales comme Africa CDC, et aligné sur les grandes priorités mondiales (OMS, FAO, OMSA, PNUE). Il implique la mise en place de systèmes de surveillance partagés, de mécanismes d’alerte précoce et de réponses coordonnées en cas d’épidémie.

Dre Emelife conclut : « La santé humaine, la santé animale, celle des plantes et de l’environnement forment un tout. Pour protéger les générations futures, nous devons agir ensemble. » Son appel s’adresse aux décideurs politiques, aux chercheurs, mais aussi aux communautés locales, premières sentinelles de la santé des écosystèmes.

Contexte
L’atelier d’Addis-Abeba a réuni des journalistes spécialisés en santé et en sciences, provenant de 28 pays africains. Il visait à renforcer les capacités des médias à couvrir les enjeux scientifiques et à vulgariser les concepts de santé publique comme One Health, afin de mieux informer les populations et les décideurs.

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Flora J. Ingah