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BAD–AFD : près de 2,4 milliards d’euros mobilisés pour l’énergie, l’emploi et l’agriculture, un levier aussi pour la santé animale en Afrique

Le financement du développement se joue souvent dans des salles de réunion. Mais ses impacts, eux, se mesurent ailleurs : dans les marchés, les fermes, les abattoirs, les laboratoires, et jusque dans la glacière qui transporte un vaccin au dernier kilomètre.

C’est dans cet esprit qu’il faut lire le signal envoyé par la BAD et l’AFD : les deux institutions veulent accélérer et mieux aligner leurs investissements conjoints sur des secteurs jugés à fort impact — énergie, emploi/compétences, entrepreneuriat, eau et agriculture — dans le cadre d’un partenariat de cofinancement qui a déjà mobilisé près de 2,4 milliards d’euros.

Un partenariat qui veut passer “du pipeline” à l’action

Lors des échanges tenus au siège de la Banque, l’idée est claire : il ne s’agit pas seulement d’annoncer des montants, mais de réduire le temps entre un projet “dans le pipeline” et un projet réellement exécuté sur le terrain.

La vice-présidente Nnenna Nwabufo résume l’enjeu en parlant d’un “solide pipeline d’opportunités”, et d’un besoin d’aller plus vite vers l’implémentation pour augmenter l’impact au bénéfice des populations.
Même tonalité côté Adama Mariko : la prochaine phase de coopération devra renforcer les résultats dans les priorités communes, en particulier l’emploi, la formation professionnelle et l’agriculture.

Pourquoi AfricaVET s’y intéresse : la santé animale dépend aussi des “infrastructures invisibles”

À première vue, on pourrait croire que ces annonces concernent surtout l’économie et l’énergie. En réalité, la santé animale (et plus largement l’approche One Health) est directement dépendante de ces trois piliers :

  • Énergie : sans électricité fiable, difficile d’assurer la chaîne du froid (vaccins), la conservation des réactifs, ou le fonctionnement continu d’équipements essentiels (incubateurs, PCR, congélateurs, systèmes LIMS, etc.).
  • Emploi & compétences : la performance des services vétérinaires se construit sur le capital humain — vétérinaires, paraprofessionnels, agents communautaires, inspecteurs, techniciens de laboratoire — et sur des dispositifs de formation continue crédibles.
  • Agriculture, eau et chaînes de valeur : la productivité animale dépend de la disponibilité en eau, de la sécurité alimentaire du bétail (fourrages/aliments), des infrastructures de marché, et des mécanismes de résilience face aux chocs climatiques (sécheresse, inondations), qui modifient aussi la dynamique des maladies.

Autrement dit : investir dans l’énergie, les compétences et l’agriculture, c’est aussi investir dans la prévention des maladies animales et dans la protection des moyens de subsistance des éleveurs.

Focus : Mission 300, quand l’électricité devient une infrastructure sanitaire

Parmi les priorités citées figure Mission 300, initiative portée par Groupe de la Banque mondiale et la BAD pour accélérer l’accès à l’électricité en Afrique. Objectif : connecter 300 millions de personnes d’ici 2030. La Banque mondiale vise 250 millions de raccordements et la BAD 50 millions.

Du côté français, l’AFD a aussi réaffirmé son engagement autour de l’accès à l’énergie dans ce cadre, avec une intention de mobilisation financière dédiée à l’accélération de l’électrification.

La vice-présidente du Groupe de la Banque africaine de développement, Nnenna Nwabufo (5ᵉ à partir de la gauche), le directeur exécutif de l’AFD, Adama Mariko (4ᵉ à partir de la gauche) et le directeur général du Groupe de la Banque pour l’Afrique de l’Ouest, Lamin Barrow (3ᵉ à partir de la gauche), entourés de membres du personnel des deux institutions, au siège de la Banque à Abidjan. Source : AfDB, 2026

Cap sur l’après-2026 : renouveler et améliorer la machine

Les discussions alimentent les négociations d’un nouvel accord, alors que le cadre de partenariat actuel arrive à sa phase finale (2021–2026).
Au-delà des montants, les deux institutions évoquent aussi un levier souvent sous-estimé : la collaboration institutionnelle (partage d’expertise, échanges de personnel, coordination régionale et sectorielle), déjà mise en avant dans leur partenariat.

Ce qu’il faut retenir

  • Près de 2,4 Md€ déjà mobilisés via le cofinancement BAD–AFD.
  • Priorités affichées : énergie (Mission 300), emploi/compétences, agriculture/eau, et accélération de la mise en œuvre.
  • Pour la santé animale : énergie + compétences + chaînes de valeur = surveillance plus solide, logistique vaccinale plus fiable, filières plus résilientes.
  • Prochaine étape : négociations pour la phase post-2026 et déblocage des projets en cours.
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Malick Kane