C’est un coup dur pour le monde agricole botswanais reconnu mondialement pour son statut de zone exempte de la fièvre aphteuse qui a autant occupe une place de leader incontesté dans l’exportation de viande bovine, notamment vers l’Union européenne. Suite à l’apparition des cas confirmée de la maladie qui à bousculer le pays, les autorités n’ont pas tardé à réagir en lançant une campagne de vaccination ciblée pour dresser un rempart sanitaire immédiat. Bien que cette maladie soit inoffensive pour l’homme, son impact économique est dévastateur : une simple suspicion peut paralyser les exportations, fermer des frontières commerciales et peser lourdement sur le portefeuille des éleveurs locaux.
Le Botswana n’est pas seul dans cette tourmente. Ces derniers mois, l’Afrique du Sud voisine a dû mener une bataille acharnée contre le virus, intensifiant radicalement ses mesures de confinement, particulièrement dans la province du Cap-Occidental. Aujourd’hui, les regards se tournent également vers la frontière avec le Zimbabwe, où les mouvements de bétail non contrôlés augmentent les risques de propagation transfrontalière. Cette situation rappelle la vulnérabilité des systèmes agricoles face à un virus extrêmement contagieux qui ne connaît pas de frontières administratives, transformant chaque mouvement de troupeau en un risque potentiel pour l’économie régionale. Pour sauver l’industrie du bétail, la réponse ne peut plus être uniquement nationale. L’urgence actuelle souligne la nécessité absolue d’une coopération régionale renforcée et d’une surveillance accrue. Il est vital d’harmoniser les stratégies vétérinaires entre voisins pour créer un véritable bouclier sanitaire en Afrique australe. Seule une transparence totale et un partage d’informations en temps réel permettront de protéger durablement le commerce de la viande. En protégeant la santé de leurs bêtes, ces pays protègent avant tout des millions d’emplois et un mode de vie ancestral qui reste le pilier de leur stabilité économique.

