A propos

AfricaVet.com est une plateforme panafricaine dédiée à la médecine vétérinaire et à la santé animale en Afrique. Elle propose des actualités, des analyses et des ressources techniques dans une approche One Health, ainsi que des outils pratiques (veille et alertes, dossiers, infographies, agenda, applications,..) et des opportunités (emplois, formations, événements, …) au service de la communauté vétérinaire et des filières.

Contactez-nous

Contactez-nous

Vous souhaitez proposer un sujet, partager un communiqué, publier une opportunité (emploi/appel/formation) ou signaler une information en santé animale ? L’équipe AfricaVet est à votre écoute.

Contacts

Rédaction (articles, interviews, droit de réponse, opportunités, partenariats)
Email : redaction@africavet.com

Corrections / signalements
Merci d’indiquer le lien de l’article, l’élément à corriger et une source justificative.
Email : contact@africavet.com

Communiqués et alertes sanitaires

Envoyez vos informations avec : pays, date, source et lien/document officiel.

Réseaux sociaux

Facebook : https://www.facebook.com/africavetwebportail
X : https://x.com/africavet
LinkedIn : https://be.linkedin.com/in/africavet-v%C3%A9t%C3%A9rinaire-4b43a920

Confidentialité

Les informations transmises via le formulaire ou par email sont utilisées uniquement pour traiter votre demande et ne sont pas partagées, sauf nécessité éditoriale ou obligation légale.

Important

AfricaVet est une plateforme d’information. En cas d’urgence sanitaire ou de situation clinique, contactez un vétérinaire et/ou les services vétérinaires compétents.


Formulaire de contact (WordPress)

Champs recommandés : Nom, Organisation/Fonction, Pays, Email, Objet, Type de demande (liste), Message, Liens/Références, Pièce jointe (optionnel).

Case à cocher :
« J’accepte que mes informations soient utilisées uniquement pour répondre à ma demande. »

Fièvre de la Vallée du Rift au Sénégal : quand la notification rapide via WAHIS devient un outil de riposte

Après de fortes pluies en septembre 2025, la fièvre de la Vallée du Rift (FVR) a resurgi au Sénégal, avec une propagation régionale touchant aussi la Mauritanie et la Gambie. Au plus fort de l’épisode, les autorités vétérinaires sénégalaises ont illustré un point clé de la préparation : collecter, structurer et notifier vite l’information sanitaire via WAHIS, la plateforme mondiale de l’OMSA, peut accélérer la coordination et la prise de décision.

De la formation à l’action : l’“effet Abidjan”

Entre le 16 et le 18 septembre 2025, le Dr Mathioro Fall, chef de la division de la protection de la santé animale au ministère sénégalais en charge de l’élevage, participait à Abidjan à une formation OMSA sur la notification des maladies via WAHIS.
À son retour, il clôture un ancien événement et en ouvre un nouveau dans la plateforme, en raison de la hausse des foyers chez l’animal et chez l’humain. Fin septembre, les autorités sanitaires confirment des infections humaines, dont des décès, et l’épisode est ensuite jugé à haut risque pour la santé humaine et animale au niveau national, suite à une évaluation conjointe FAO–OMS–OMSA.

Début décembre, en mission de suivi à Saint-Louis, le Dr Fall indique que l’épidémie semble avoir atteint son pic et que les cas devraient progressivement diminuer, tout en soulignant la nécessité de capitaliser l’expérience pour mieux anticiper les prochaines vagues.

Une maladie “pluies–moustiques–élevages” à impact majeur

La FVR est une maladie vectorielle : le virus est transporté et propagé par les moustiques et peut, dans certains cas, survivre longtemps dans les œufs, réémergeant lorsque les pluies favorisent l’éclosion. L’infection humaine survient surtout via le contact avec le sang ou les fluides d’animaux infectés, mais aussi par piqûre de moustiques.

Chez les animaux, l’OMSA rappelle des impacts particulièrement sévères :

  • Agneaux et chevreaux : mortalité pouvant atteindre 70–100% ;
  • Moutons adultes et veaux : mortalité souvent 20–70% ;
  • Femelles gestantes (brebis, vaches) : avortements quasi systématiques, signal épidémiologique majeur et choc économique pour les éleveurs.

Le triptyque de riposte : vaccination ciblée, sentinelles, lutte antivectorielle

Dans l’approche décrite, la réponse ne repose pas sur un seul levier. Elle combine : vaccinations ciblées, surveillance active d’espèces sentinelles, utilisation d’insecticides et surtout sensibilisation des éleveurs afin qu’ils signalent rapidement les signes évocateurs (notamment les avortements). Objectif : détecter plus tôt, confirmer plus vite et alerter à temps le secteur de la santé humaine en logique One Health.

WAHIS : transparence, alerte, et preuve

L’OMSA rappelle un principe fondamental : dès qu’un foyer d’une maladie animale listée (nouvelle ou précédemment éradiquée) survient, les États membres doivent le signaler via WAHIS. L’efficacité du système dépend directement des compétences et de l’engagement des acteurs qui notifient — d’où l’importance des formations régulières.

Sur cet épisode, l’OMSA indique que la cartographie WAHIS illustre les foyers notifiés par le Sénégal, la Mauritanie et la Gambie entre le 30 septembre et le 10 décembre 2025, rappelant qu’une maladie transfrontalière ne peut être contrôlée durablement par un seul pays.

La carte montre les foyers de fièvre de la vallée du Rift signalés par le Sénégal, la Mauritanie et la Gambie via le WAHIS entre le 30 septembre et le 10 décembre 2025.

Pourquoi cela concerne toute l’Afrique

L’OMSA souligne que la FVR a été notifiée dans plusieurs pays ces dernières années, et qu’elle “ne connaît pas de frontières”. Le tableau de bord WAHIS montre notamment des notifications depuis 2023 dans divers pays africains, ce qui renforce l’argument central : partager les données est la première étape de la maîtrise du risque (préparation, mobilisation de ressources, décisions de commerce/mouvements).

About Author

Malick Kane