La confirmation, en juin 2026, d’un foyer de Peste Porcine Africaine (PPA) dans une ferme hongroise est un signal d’alarme pour le monde entier. Jusqu’à présent, cette maladie ne touchait que les sangliers sauvages dans ce pays. L’abattage rapide de 3 000 porcs dans cette exploitation montre à quel point cette infection est redoutable. Si elle ne présente aucun risque pour la santé humaine, elle est une catastrophe économique pour les éleveurs.
Pourquoi est-ce une alerte pour l’Afrique ?
Chez nous, l’élevage de porcs est bien plus qu’une simple activité est une source de protéines essentielle et le pilier économique de nombreux petits producteurs. Si la maladie arrivait, elle provoquerait une chute de la production de viande de porc et une flambée des prix. Au bout du compte, ce sont les familles les plus vulnérables qui en paieraient le prix fort.
L’exemple hongrois prouve que même des pays équipés de systèmes vétérinaires très performants peuvent être touchés. Cela nous rappelle que personne n’est à l’abri.
S’appuyer sur nos acquis pour aller plus loin
Il est important de souligner que les pays africains ne partent pas de zéro. Beaucoup font déjà des efforts considérables, avec des réseaux de surveillance actifs et des équipes dévouées qui assurent une veille constante sur le terrain malgré des moyens parfois limités. Le défi aujourd’hui n’est pas de tout reconstruire, mais de renforcer ces capacités existantes : donner plus de moyens aux techniciens, améliorer la rapidité de communication et soutenir les initiatives de terrain qui font déjà leurs preuves.
Protéger nos éleveurs, c’est protéger nos vies
En Afrique, où les déplacements d’animaux sont fréquents et souvent informels, le risque est réel : Au-delà des fermes, c’est tout le commerce agricole qui est en danger. Pour anticiper ces risques, nous devons : Investir dans nos laboratoires renforcer les capacités de nos professionnels et sensibiliser les éleveurs Une crise animale est toujours une crise humaine. Protéger nos élevages, c’est protéger notre sécurité alimentaire et la stabilité de nos marchés.

