Sur  le plan numérique, et par rapport à l’effectif total en Afrique subsaharienne, cette région compte pour 25 % de bovins, 33 % d’ovins et 40 % de caprins.

L’élevage constitue également une des principales activités économiques dont sont tributaires  les  populations  les  plus  pauvres  en  tant  que  source  d’aliments  et  de  revenus monétaires. Il constitue aussi la principale assurance contre les risques pour des millions de populations pauvres dont les moyens d’existence reposent sur l’agriculture pluviale.

Toutefois,  ce  potentiel  en  production  animale  dont  recèle  la  région,  demeure  encore faiblement  valorisé.  Une  des  principales  illustrations  est  que  la  région  demeure  trop dépendante des importations extra-africaines pour certains produits animaux comme la viande bovine, les découpes de volailles, etc. En ce qui concerne les produits laitiers par exemple, les importations ont doublé en l’espace de 20 ans, passant en valeur absolue de 223,7 millions de dollars US en 1984 à 529,4 millions de dollars US en 2004. Outre la perte de devises pour les États, ces importations de produits animaux ont été préjudiciables  au  développement  des  filières  locales  de  production,  notamment  les  filières laitières et avicoles; une situation qui renforce la dépendance de la région vis-à-vis de l’extérieur.