L’OIE et la FAO préparent une campagne pour éradiquer le virus responsable de la mort de milliers de moutons et de chèvres chaque année.

Paris, le 29 avril 2016 - Une maladie du bétail dévastatrice se propage à travers le monde et est désormais présente dans 76 pays.

La Géorgie a récemment enregistré son tout premier cas de Peste des petits ruminants (PPR), une maladie virale qui a de graves répercussions sur les ovins et les caprins, tandis qu'une nouvelle épidémie est apparue aux Maldives, démontrant que même les états insulaires sont vulnérables face à ce fléau.

L'épidémie en Géorgie, à proximité des frontières avec l'Arménie et l'Azerbaïdjan, signifie que la maladie a gagné du terrain. Elle est particulièrement mortelle lorsqu'en contact avec des animaux non-protégés.
Les experts de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et de l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) ont recommandé plusieurs mesures de contrôle dont la vaccination de 800 000 moutons et chèvres. Des zones de quarantaine ont également été créées et la surveillance des animaux situés dans les régions voisines s'est accentuée.

Les infestations - qui font suite à des cas similaires dans l'ouest de la Turquie et en Chine continentale- soulignent les risques posés par un virus susceptible de tuer jusqu'à 90 % des animaux infectés en l'espace de quelques jours.

Au cours des deux dernières décennies, la PPR s'est propagée rapidement, principalement en Afrique, en Asie et au Moyen Orient qui abritent quelque 80 % des 2,1 milliards de petits ruminants dans le monde.

Les moutons et les chèvres sont des atouts majeurs pour les ménages pauvres des zones rurales, car ils leur fournissent des protéines, du lait, de l'engrais, de la laine et des fibres, et représentent souvent un capital social essentiel et un accès au crédit financier.

La maladie entraîne plus de 2 milliards de dollars de pertes chaque année. Au-delà de la valeur économique, les animaux malades s'ajoutent aux défis liés à la sécurité alimentaire et à la nutrition auxquels sont confrontés plus de 300 millions de ménages vulnérables qui s'adonnent à l'élevage de bovins et de caprins dans les régions affectées.

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